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Du horse whisperer au concept Equicoaching ® Maroc

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Aux origines du concept de chuchoteur

Rober Redford à popularisé l’expression de “horse whisperers”, le titre du fameux film qui a donné “chuchoteur” en français, sorti en 1998, traduit par “l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux“. Mais le mouvement était déjà lancé, depuis bien longtemps, à la suite de grands hommes de chevaux américains. Ray Hunt et Tom Dorrance sont les grands noms à retenir. Ce sont eux les principaux initiateurs de cette approche du cheval aux USA, qui se voulait alors plus naturelle et respectueuse de sa nature.

Le mouvement du “natural horsemanship” était lancé et s’est répandu alors très vite aux USA. Monty Roberts, puis celui qui a certainement le mieux réussi, Pat Parelli, connu pour sa méthode “Parelli natural hosemanship®“, ont alors rendu accessible au grand public leur approche – parfois à grand renfort d’un marketing agressif.

Pourquoi chuchoteurs ?

Il faut se replacer dans le contexte américain de l’époque (années 60).  Le “dressage” des chevaux par les cow boys est particulièrement brutal (l’expression “to break a horse” en dit long sur l’opération, casser un cheval pour signifier “débourrer” en français), et ces hommes de chevaux se sont élevé contre cette violence et ont cherché une autre voie.

andy booth

Andy Booth

Ils se sont donc mis à les observer. A essayer de mieux les comprendre. Comprendre leur langage, leur comportement, leur psychologie. De là sont nées les “méthodes” d’éducation, aujourd’hui dites “éthologiques” (l’éthologie est la science de l’observation des comportements animaux).

Ces approches se sont largement diffusées en Europe, notamment par le Haras de la Cense, initialement dédié à la méthode Parelli, qui a mis en place par la suite sa propre méthode en France grâce Andy Booth.

Pourquoi chuchoteur ? Par opposition radicale à la brutalité habituelle alors (et en fait toujours d’actualité, au Maroc comme ailleurs…) répandue dans le monde du cheval, quelle que soit la discipline. L’idée de départ est simple : abandonner toute volonté de domination et de soumission, cesser de se comporter en prédateur face au cheval.
En Europe le mouvement de “l’équitation naturelle” est une véritable lame de fond, qui a curieusement créé ses propres chapelles, voire ses gourous. Mais le terme permettait de signifier la douceur, la non violence, et une approche plus respectueuse du cheval, ou prétendue telle.

Horse whisperer ou équicoach ?

Je n’aime pas beaucoup ce terme de chuchoteur. D’abord parce que je ne chuchote pas à l’oreille de mon cheval. Non. J’observe. J’écoute. Je me trompe. Et je recommence. Et la même histoire recommence pour chaque cheval. Je me définirais plus comme “horse listener” (écouteur de chevaux…) que comme un “murmureur” ! 

La question est en fait inversée : l’équicoach est-il un  chuchoteur ?

Indispensable éthologie. Le cheval ami & complice.

Qu’on se le dise une bonne fois. On ne “fait pas de l’étho”. L’éthologie est une science d’observation, et certainement pas une méthode appliquée. C’est la science du comportement. Savoir, connaitre, comprendre le comportement, la psychologie, le fonctionnement mental et émotionnel de l’animal. Osons la culture. Elle est à l’animal ce que l’anthropologie est à l’humain.

S'écouter mutuellement pour se comprendre

S’écouter mutuellement pour se comprendre

Une sérieuse connaissance éthologique est donc de mise dans le cadre de l’équicoaching, mais elle ne suffit pas. Une connaissance générale de l’éthologie équine ne permet pas de connaitre UN cheval en particulier. Et c’est la raison pour laquelle je tiens à la formation du cheval coach.

Plus exactement, la formation du couple, du binôme cheval/coach. En effet on peut utiliser n’importe quel cheval “pour faire le coaching”. Mais on se prive alors de l’essentiel : la complicité fondamentale qui existe entre le cheval et l’équicoach qui permet d’aller en profondeur dans la compréhension et la retranscription des réactions du cheval ! Pour moi c’est fondamental, en plus de la totale confiance mutuelle que nous avons développé : je SAIS que je peux travailler en toute sécurité avec un groupe de 8 personnes avec un cheval en liberté ! Et je SAIS à quel moment intervenir “au cas ou” parce que nous avons développé une telle connexion avec Hippocampe qu’à ce jour  il m’est possible de “ressentir” immédiatement ce qui se passe de manière totalement intuitive.

La triple position de l’équicoach.

L’équicoaching n’est pas un spectacle, ou une distraction. L’équicoach est avant tout un coach. Quelle que soit son “école”. Et l’attitude, la position de coach s’impose en toute circonstance.
Mon “école” est celle de la maïeutique, de la kairologie, complétée par les techniques modernes empruntées à la PNL. Ce concept, loin du “horse whispering”, a un objectif simple : guider le coaché vers ses propres ressources internes, l’aider à trouver le chemin vers les pépites d’or enfouies profondément.
Pas de protocole tout fait, pas de méthode balisée, pas d’objectif prédéfini : la solution est individuelle et le chemin unique et adapté à chacun.

le tao du cheval

Le Tao du cheval, ou la symbiose de l’humain et du cheval

Réussir à faire cela seul en tant que coach – en tout cas pour moi ! – peut s’avérer difficile. C’est là qu’intervient le médiateur cheval : il permet de s’extraire de TOUS préjugés, du jugement, de tous les filtres verbaux, et de tous les concepts préétablis qui encombrent notre esprit. Nous travaillons directement et sans détour dans l’intelligence émotionnelle brute et le ressenti instantané, ce qui permet d’avoir une perception immédiate et réelle de la situation. L’équicoach est donc un interprète du cheval, qu’il se doit de connaitre parfaitement. Il ne suffit donc pas d’être un bon “horse whisperer” : le concept de l’équicoaching est bien plus global.

En effet, “last but not least”, l’équicoach est aussi un humaniste. Connaitre l’humain, son fonctionnement mental, émotionnel, psychologique, permet alors d’aider à mettre en place les stratégies nécessaires au coaché dans son cheminement. Neurosciences, biologie, et même biomécanique sont indispensables pour avoir une perception globale et une compréhension complète de la situation. Le lien avec le cheval permet alors de proposer le bon exercice, au bon moment, à la bonne personne : c’est généralement le cheval qui décide de ce point, sa perception étant plus objective.

Le cheval montre la porte. L’équicoach propose de l’ouvrir. Le coaché comprend et décide alors comment, s’il veut l’ouvrir…

 

Ce n’est pas le but qui compte : c’est le chemin…

 

Découvrez l’équicoaching  !

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