Oct18
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L’obsession du leadership

Management et communication Partagez !

Quand on se promène sur les nombreux sites de coaching ou de développement personnel, on est surpris que la plupart insiste – et vend – du “développement de leadership”. Le leadership est devenu une valeur presque absolue, un “must have”, que ce soit pour un manager, un dirigeant, ou simplement un individu. Au point que le leadership est devenu une obsession, un impératif, une règle.

Qu’en est il vraiment ?

 

Petit rappel – définition du leadership.

Traduire ce mot en français est particulièrement délicat car il englobe en fait plusieurs notions. Reprenons donc la définition de Antonin GAUNAND conférencier et expert en Leadership, qui a le mérite d’en donner la conception communément admise :

Je cite :

“Le leadership c’est :

  • La capacité d’une personne à influencer et à fédérer un groupe
  • Pour atteindre un but commun
  • Dans une relation de confiance mutuelle
  • Et pour une durée limitée

Le leadership est une autorité d’influence, basée les relations que le leader noue avec les membres d’un groupe. Être un leader est une reconnaissance, et non un statut.”

Je vous laisse lire les détails sur la page concernée.

Tout le monde leader !

tout le monde leader

Que se cache-t-il derrière la quête du leadership ?

Devant cette généralisation de formations au leadership, ma première réaction serait ce très moderne “LoL“… Et me pose bien des questions en vérité. Que cache cette focalisation sur le leadership ? A la fois la prise de conscience du rôle du leader pour le développement de l’entreprise, et de la difficulté d’être un leader au sens de Gaunand. Si l’on n’y prend garde, on confond leadership et pouvoir. Or toute équipe quelle que soit sa taille a besoin de faire naitre en son sein des hommes ou des femmes qui entrainent les autres, sans pour autant exercer un rapport de force sur les autres.

Donc cela ne cacherait-il pas autre chose, de moins avouable, tout simplement la recherche du… pouvoir ? Le pouvoir. Mais ca n’a strictement rien à voir avec le leadership authentique tel que défini ci-dessus…

Imaginons une seconde que tous les collaborateurs suivent une formation au leadership ? Que se passe-t-il si tout le monde devient “leader” ?

Cela n’a pas de sens. A moins que….

Leader ou dirigeant ?

Là est la question. Car par définition, un leader n’est pas forcement dirigeant, et un dirigeant, même bon, n’est pas forcement leader !

Diriger est du ressort du management, de l’organisation (dans le cadre de l’entreprise), de la structure politique dans le cas d’une nation. Dans tous les cas cela pourrait devenir un rapport de force.

Mais le leadership ne s’impose pas par la force ou le pouvoir. Au contraire, le leadership consiste avant tout à renoncer au pouvoir ! Car c’est en l’absence de pouvoir que peut naitre la communication authentique (com-muniquer = pouvoir avec, étymologiquement).

Le leadership devrait donc se concevoir détaché de l’organigramme, comme dans le cas des organisations par “projet”.

Mais les collaborateurs, qui pourraient se sentir perdus en passant d’une position hiérarchique (dirigés) à une position de projet (autonome), retrouvent facilement confiance en eux grâce à un accompagnement personnalisé et la cohésion d’équipe peut se trouver grandement améliorée par la mise en place de “team buildings“.

Rééquilibrer les pouvoirs

Leadership et prise de risque

Me suivrez vous ?

Pour mener à bien un objectif collectif, il faut accepter le fait qu’il y a plusieurs “leaders” et que la mise en ouvre de la stratégie de réussite sera obligatoirement collective. Que se soit en entreprise ou à titre strictement personnel, vouloir être leader est la meilleure manière de ne jamais le devenir.  Toute volonté de pouvoir, à quelque niveau que se soit dans une organisation, se soldera obligatoirement par un conflit et un rapport de force.Vouloir être leader équivaut à désirer le pouvoir, avec tout ce que cela implique de potentielles intrigues, manipulations, mensonges ou au pire, rapports de force.

Le pilier principal de la réussite d’un objectif personnel ou professionnel est donc la confiance :

  • La confiance en soi même
  • La confiance de l’autre
  • Et votre confiance en les autres !

au delà de la question des moyens.

 

Ce que vous fera comprendre et expérimenter l’équicoaching

Etablir et gagner la confiance

conviction et confiance

Convaincre et motiver en confiance. Y-aurait-il une bonne raison, intéressante, de faire un cercle autour de vous ?

Construire et entretenir ce subtil et fragile équilibre de la confiance, en soi même, mutuelle n’est pas chose facile. L’équicoaching permet d’en comprendre les subtilités, et d’apprendre à se faire confiance. A FAIRE confiance. Car vous serez obligé de vous poser les questions suivantes :

  • Qu’est ce qui est suffisamment captivant/interessant chez moi ?
  • Ai-je suffisamment confiance en moi pour que l’autre m’accorde sa confiance ?
  • Comment faire pour établir cette confiance ?

grâce aux exercices proposés. Le cheval est méfiant, prudent. Sa survie en dépend. Faire confiance a un humain est un engagement lourd. Mais obtenir la confiance d’un cheval est une expérience inoubliable. Et appliquer cet enseignement dans les rapports humains ne l’est pas moins…

Renoncer au pouvoir

Que faire en cas de conflit ?

Que faire en cas de conflit ?

L’énorme avantage de travailler avec un cheval dans ce cadre est que le cheval peut parfaitement se laisser “dominer”. Et accepter votre pouvoir, même votre tyrannie. Mais dans ce cas il ne vous accordera ni confiance, ni respect, et vous le fera savoir immédiatement.

Cette tendance à la domination, qui est la véritable valeur moderne mise en exergue un peu partout dans notre monde de compétition permanente est le résultat d’un fait tout simple : l’humain peut s’avérer être un redoutable prédateur, et sa tendance naturelle est de se comporter comme tel. Avec lui même, les autres, l’environnement… Mais il suffit de regarder n’importe quel journal pour se rendre compte que cela ne peut pas fonctionner sur le long terme, et que cette attitude ne peut avoir pour seul résultat que la destruction. Or nous avons le choix….

Le cheval peut vous apprendre à ne PAS se comporter en prédateur. Pour la simple raison que dans ce cas, sa réaction sera très simple : la fuite. Et l’objectif proposé dans tel ou tel exercice ne pourra alors pas être réalisé.

Identifier les moyens et “états d’être” du succès

congruence et precision

Clarté, congruence, précision : les clefs de la confiance

Tous les exercices proposés dans le cadre de l’équicoaching ont pour but de permettre de retrouver un équilibre personnel. L’avantage de le faire avec un cheval comme coach est que cela se fait sur le champ, immédiatement, sans détour ni faux semblant :

  • Comprendre et exploiter toute notre perception (la pleine conscience)
  • Apprendre à être cohérent, voire congruent : mes actes, paroles et intentions sont ils en harmonie ?
  • Apprendre à s’affirmer, tout en maintenant l’équilibre de la confiance.

 

Alors ? Voulez-vous toujours être leader ?
Ou souhaitez vous simplement apprendre comment l’être naturellement selon
vos propres domaines de compétence ?

 

Je voudrais en savoir plus sur l’amélioration du vrai leadership par l’équicoaching

A propos de l’auteur

One Comment

  1. Très bonne analyse sur la différence entre leadership et management, que beaucoup de gens confondent.

    Mais justement, n’est-ce pas à cause de cette confusion que ces formations, si nombreuses, sont nécessaires ? Parce que les sociétés évoluent de plus en plus vers des structures qui demandent plus de leadership que de management (travail à distance, organisation en projets, intervention de free-lance hors hiérarchie), il est urgent de former toute une partie des cadres d’entreprises à la “non direction”, et de donner aux employés les clés pour pouvoir travailler sans être encadrés de près ?

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